Vendredi 9 octobre 5 09 /10 /Oct 23:40

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Mes doigts et ma langue savent encore reconnaître un clitoris, ils savent encore en jouer tout comme de la zone délicate qui l’entoure, mes doigts n’ont pas non plus oublié les sources de plaisir plus cachées à l’intérieur d’une femme, non je crois être demeuré un technicien compétent.

 

Le problème est que je ne suis plus qu’un technicien et que si j’ai encore la capacité à exciter un corps féminin en agissant avec un minimum d’intelligence je n’ai plus l’empathie nécessaire pour écouter longtemps le corps qui m’est offert. L’écoute du plaisir de l’autre me demeure possible mais au prix de grands efforts là où dans le passé je trouvais du plaisir.

 

Oui je sais encore faire jouir mais n’en retire plus de jouissance pour moi-même.

 

Donner du plaisir ne m’en procure plus.

 

Serait-ce lié à une forme de misogynie qui aurait remplacé mon ancienne adoration des femmes ?

Il est possible qu’au gré des expériences décevantes j’en sois effectivement venu à ne plus les vénérer et j’ai en effet songé à cette hypothèse comme sérieuse.

 

Donner du plaisir ne m’en procure plus ?

 

Cette affirmation n’est plus vraie, donner du plaisir à des femmes peut encore m’en procurer, du moins quelques fois, du moins dans l’univers particuliers du BDSM.

 

Ces derniers temps j’ai eu l’occasion de me livrer à des femmes qui m’ont durement traité, qui m’ont mis à leurs pieds. A leurs pieds j’ai du caresser leurs cuissardes ou escarpins, j’ai caressé aussi leurs jambes, pouvant parfois remonter vers des zones interdites que je n’ai jamais atteintes.

 

Dans ces situations là j’étais attentif à ces femmes, dans ces situations j’ai retrouvé l’empathie, le désir de donner du plaisir, j’ai retrouvé le sentiment d’aimer celle que je touchais, que je frôlais.

J’ai aimé dans ces moments là pouvoir donner sans rien attendre en retour, oui agenouillé dans des positions inconfortables j’étais bien, heureux de donner à des femmes.

 

Pourquoi alors n’en suis-je plus capable dans un cadre vanille ?

 

 

Dans un cadre vanille il est souvent très mal venu pour l’homme de ne pas avoir d’érection, l’absence de celle-ci pouvant être vécue comme un échec pour la partenaire. Dans un cadre vanille je ne vis plus que dans l’angoisse de ces échecs et en suis venu à redouter ces instants intimes que je voudrais désormais voir disparaître car étant devenus autant d’occasions d’échecs.

 

Même si ma partenaire vanille n’exige pas de ma part une pénétration, même si elle dit comprendre ma peur je crois que pendant que je lui procure du plaisir domine la pensée de ma présente incapacité à pouvoir comme avant vivre l’extase d’une pénétration sereine.

 

Dans un cadre BDSM la pénétration n’est souvent qu’accessoire et je n’ai jamais eu à la pratiquer, serait-ce donc la raison qui fait que je peux encore entrer en empathie, en adoration lors de ces jeux jugés barbares par d’aucuns ?

 

 

Non je ne rêve pas que de cravaches, fouets implacables et lacérations, je rêve aussi de moments doux, de moments de douceur innocente qui ne seraient plus des préludes implicites à de quelconques actes sexuels.

Par Acetos - Publié dans : BDSM et compagnie - Communauté : DOMINATRIX
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