Lundi 19 octobre 1 19 /10 /Oct 00:33
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Fait divers d’outre-Atlantique : Romell Broom, noir américain vient de subir le supplice de… la mise à mort par injection létale foirée.

 

Il aura souffert 2 heures.

 

La douleur ne se mesure pas.

J’ai connu nombre de prises de sang, poses de cathéters et autres actes invasifs et à deux actes supposément identiques pouvaient correspondre des écarts abyssaux au niveau de la douleur ressentie.

J’ai connu des poses de cathéter quasiment indolores or lors d’une d’elle j’ai aussi connu une douleur si vive, si extrême, que j’ai eu la certitude de devoir en mourir si jamais elle avait du durer une fraction de seconde de plus. Plus tard on m’affirma qu’on ne meurt pas de douleur, que dans les cas extrêmes le corps se protège en tombant dans les pommes.

 

Impossible d’évaluer la douleur que subit Romell Broom autrement que par ses dires mais il n’est pas impossible qu’il ait souffert bien au-delà de ce que peuvent imaginer la plupart de ceux qui refusent de tenir compte des souffrances infligées aux assassins ou supposés tels.

 

 

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-07/executions-ratees-aux-etats-unis-le-calvaire-de-condamnes-a-mort/924/0/383745

 

 

 

Cette affaire aura été l’occasion de montrer à tous que les mises à mort, même par injections létales, même dans ce pays qui de part sa puissance militaire, économique et cinématographique, sert souvent de modèle, ne sont pas des actes aseptisés sans douleur.

 

Cette affaire aura aussi été l’occasion de constater l’importance de la haine dans nos sociétés, sociétés qui parfois ne savent pas répondre autrement aux manifestations de haines qu’en tentant de les satisfaire.

 

Si je puis comprendre des manifestations de colère la haine, elle, me met toujours mal à l’aise.

 

 

Voilà 25 ans qu’il attendait dans un couloir de la mort tout en clamant son innocence pour l’unique crime dont il est accusé : le viol et le meurtre d’une adolescente.

Pourquoi insister sur le fait qu’il n’est accusé « que » d’un seul crime ?

Cette précision fait suite à des réactions lues ici et là sur des forums où des personnes censées discuter de l’affaire Romell Broom évoquaient les violeurs tueurs récidivistes. J’ai eu l’impression que ces personnes étaient mues par un tel besoin de déverser leur agressivité qu’elles étaient prêtes à tous les amalgames, toutes les approximations et distorsion d’information.

 

 

Faire souffrir une personne jugée comme criminelle permet-elle d’alléger la souffrance des victimes, permet-elle à celles-ci de se reconstruire ?

Je n’en suis pas certain, j’aurais plutôt tendance à croire qu’il est plus facile de se reconstruire dans la compréhension que dans la haine, mais peut-être suis-je ici victime d’un certain idéalisme ?

 

Je vois dans la haine une manifestation de l’incompréhension, d’une négation de l’autre, de son humanité, de ses souffrances.

 

 

http://www.deathpenaltyinfo.org/

 

 

 

 

Par Acetos - Publié dans : Divers - Communauté : Se dévoiler, se sentir vivre
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